...parce que mes potes, quand même, ils ont la classe!
Et la classe internationnale qui plus est! Non, mais oui, rien que ça.
Prenez Tib par exemple, oui oui, le génialissime batteur toujours là pour moi. Et ben, ce même Tib est une réelle rockstar en devenir!!!! Mais oui mais oui! Non, mais franchement, je suis prète à
parier qu'il pourrait faire définitivement oublier Charie Watt (comment ça la goupitude me fait délirer????). Non, sérieux, ils sont plutôt super fort dans son groupe et là ils sortent un album cet
été. Donc, c'est trop la fête pour lui, et j'en profite pour glisser qu'il feront un concert à Palaiseau le 28 juin, et puisque c'est la fête, je glisse même l'adresse de leur
site...
Mais ça n'est pas tout, parce que oui, je fréquente des artistes!!! Ce mois-ci, Emile, dont j'ai déjà longuement parlé fait une expo! Ca sera les 7 et 8 juin à Verrières et il y aura pleins de
photos et des trucs à vendre et tout et tout! C'est la wonder classe et je suis vraiment trop contente our tous ces gens qui ont des opportunités!!! Là aussi
lien il y a parce que je ne sais plus s'il est dans mes liens....
Par Marine
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Publié dans : un monde d'amis...
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Alors voilà, ce soir, une envie d'écrire, de raconter mon blues... Attention hein, pas de la mélancolie, pas même du spleen, non, c'est trop fort... Ou alors un spleenounet (Baudelaire, si tu
passes par là, excuse moi quand même de cet affreux néologisme...). Juste une enive d'arrêter un peu d'écouter toute la misère du monde (oh l'égoïste!). Pas longtemps, hein, juste là, trois
minutes. Trois minutes à raconter tout ce qui me passe par la tête, après je me remet dare-dare à la misère du monde (et il y a du boulot, et mêmen en cherchant deux secondes, pas très loin de chez
moi!). Bref, trois minutes de pause. Trois minutes à constater que le jeune homme à la radio tire de très jolis sanglots de sa guitarre. Elle pleure, et du coup, j'en ai presque envie aussi. Sans
raison, juste pour dire comme ça que je suis une snob sans problème qui pleure pour rien. Ouais, ça le fait ça. C'est même exactement ça. J'ai très envie de fumer. Pour l'image. Je vous le décris
(pour les trois lecteurs passant par là, je suis sure que ça ne vous intéresse pas du tout mais que vous ètes tout entier au suspens...). Dans ma chambre, un lumière un peu tamisée, doucement
rougeâtre, le lit est fait au carré, la chambre impécablement rangée, tout est prêt pour le coucher. Pour un peu ma maniaquerie naturelle me pousserait à passer un dernier coup de balais avant de
me coucher. Mais non, je laisse ma chambre sale (de ce midi) et je me sens rebelle... Assise à mon bureau, à taper, avec mon mug fumant à côté du clavier, j'ai envie d'une clope et de me dire que
la vie est moins extra qu'elle n'y parait au premier abord... Et puis, là, fin de la chanson, l'animateur à la voix de velours nous fait ces adieux, oui, les trois minutes se sont écoulées. C'est
l'heure où je relativise, je vais bien , suis en bonne santé, franchement bien entourée, et viens de faire trois minutes d'une très inutile logorrhée . Je vous salue donc bien bas de ce pas,
d'humeur ma foi tout à fait prète à assumer les infos déprimantes annoncées par le bip radiophonique. Me revoilà, je ne m'en fiche plus, fin de la pause!
La semaine ne commençait pourtant pas si mal... C'est vrai, les gens autour de moi avaient l'air plutôt heureux et le soleil s'était même décidé à faire quelques apparition. Et puis voilà, tout à
coup ce soir, au repas, alors que rien ne présageait ma mère lance à mon père "tu as parlé aux enfants?" Et là, tout était dit. Une phrase, une bète phrase toute courte, qui correspond à
tellement de choses... Alors bien sur, je m'en doutais, bien sur je savais que ça allait mal, bien sur je ne me faisait pas d'illusion après l'avoir vue au plus mal à Pâques, mais je ne voulais pas
voir, pas entrendre mon père parler des poumons, ne pas voir son visage adopter petit à petit cette expression fermèe où ne poindre que le soucis. Je voulais m'attacher à nos espoirs de voyage, lui
faire revoir son pays, sa ville... Mais non, ce soir c'est trop tard, le diagnostic est tombé comme un couperet, la maladie s'est muée en un cancer généralisé, et son si peiti organisme tout frêle
peut se débattre comme un beau diable dans l'énergie du désespoir, les jours lui sont comptés. Cette femme splendide qui ne s'est jamais appitoyée sur son sort, dont personne n'a pu recueillir la
moindre plainte, qui n'a jamais écouté la douleur en elle et est revenue l'année dernière d'une mort certaine est sur le point de mourir... Elle va mourir de n'avoir jamais daigner s'épencher sur
sa douleur, elle va mourir peut-être de pudeur et de dignité... Qu'on ne vienne plus après ça me parler de justice, qu'on ne vienne surtout pas me dire que l'hygiène de vie régie la longévité...
Elle est dynamique, elle a toujours eu une vie saine et c'est la plus belle femme que je n'ai jamais rencontré. Une véritable princesse... Et elle va mourir... Et nous nous apprétons tous à
faire le deuil douloureux de cet être si cher... Et lui? Que va-t-il devenir lui? Lui qui ne peut respirer que si elle se trouve à son côté? Lui qui est désemparé dès l'instant où sa femme se
trouve dans un rayon de plus de trente mètres? Lui qui a vécu toutes ces années de mariage comme un réel épanouissement? Eux qui ont réalisé l'amour des contes de fée, qui l'ont vécu au quotidien,
et qui en quarante-cinq ans de mariage ne se sont jamais disputés? Oui, oui, ça existe, mais malheureusement, l'équilibre est fragile, ça n'existe plus pour longtemps...